Moto Youngtimers
Tous motards, toutes marques, tous âges, le plaisir de la moto et des bons moments, tout simplement !!!

La devise du forum : Amitié, paix, liberté, humour et respect !
cool super

N'hésitez pas à vous enregistrer pour profiter pleinement de toutes les rubriques du forum !

C'est rapide, sans danger et çà fait du bien !!!


salut

SWM Silver Vase : LA vraie Scrambler ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

SWM Silver Vase : LA vraie Scrambler ?

Message par Black Cat le Ven 08 Avr 2016, 18:47

SWM cette marque italienne des années 70, renommée pour ses titres mondiaux en enduro, renaît en 2016 avec des modèles TT mais aussi vintage. D’où le nom de Silver Vase pour cette Scrambler, au moteur 440 cm3 simple et énergique, au bruit envoutant, au look "seventies" magique avec son double pot latéral relevé et son grand guidon… C’est parti pour la Grande Evasion !

NOTA : SWM et son distributeur en France ont confié en avant première pour cet essai un des premiers exemplaires de la Silver Vase sorti des usines de Varèse à Motoservices.com pour la pertinence de son analyse et la qualité de ses vidéos. Nous sommes donc heureux de vous faire partager cette primeur, les motos n'arrivant que le mois prochain en concession.

La marque SWM est désormais sous pavillon chinois, mais reste produite en Europe puisque Shineray, associé à l’ancien concepteur des Husqvarna, a repris l’usine HVA de Varese abandonnée par KTM suite au rachat de Husky à BMW… Compliqué, mais c’est un acquis et un point fort pour SWM. Le succès des Mash 400, fabriquées par Shineray en Chine pour leur part, a certainement donné des idées, mais pour ne pas rentrer en confrontation directe, SWM a fait le choix d’un positionnement plus haut de gamme, utilisant des matériaux et des équipements plus nobles. Et cela se voit dès le premier contact avec la Silver Vase. On dirait presque une ancienne moto anglaise Triumph ou AJS : cette SWM a fière allure avec son double pot latéral en position haute qui marque une vraie appartenance à la famille scrambler, une appellation quelque peu usurpée aujourd’hui.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

MOTEUR SIMPLE, MAIS GÉNÉREUX

Pour la Silver Vase, le constructeur sino-italien a opté pour un monocylindre 4 temps à refroidissement par air et huile, coiffé par une culasse 4 soupapes, cubant 445 cm3. Cette base chinoise a été peaufinée chez Athena en Italie qui a aussi conçu l’injection. Son allure rappelle le Honda XR 400 avec son échappement à double sortie et son petit radiateur d’huile. Il développe une puissance de 25 kW (34 chevaux) à 7000 tr/mn et un bon couple de 36 Nm à 5500 tr/min. Mais c’est en appuyant sur le démarreur que la magie opère avec une sonorité rauque et envoûtante au moindre coup de gaz. Le ralenti s’établit à 2000 tr/min, un peu haut, mais au moins cela ne cale pas de façon intempestive, comme sur la Mash du même nom…

La SWM stimule tous les sens : on est bien installé à bord sur une moto très vivante. La grand guidon « cornes de vaches » comme on disait à l’époque facilite la conduite, que ce soit sur route ou en chemin. La Silver Vase s’offre également à toutes et tous avec une hauteur de selle perchée à seulement 822 mm du sol qui permet d’avoir facilement les pieds par terre. La selle est ferme et plate, permettant aux grands de se reculer. Tout cela donne une position est très classique avec buste droit et jambes à 90° avec des repose-pieds assez avancés. Cela procure un total contrôle de l’engin.

RÉSERVOIR ANGULEUX

Le réservoir anguleux aux formes intégrant les genoux permet bien serrer les cuisses. Toutefois, ces excroissances sont un peu gênantes si l’on se met en position debout pour des passages en TT. Enfin, il faut relativiser, la Silver Vase, n’est pas une moto d’enduro et se limitera aux chemins avec ses pneus mixtes. Certes, la jante avant est en 19 pouces, mais pas de quoi faire une spéciale. Les suspensions sont assez fermes, un peu sèches à l’arrière, mais encaissent bien et ne perturbent pas la trace sur les parcours empierrés. Dans ces conditions, on est surpris de ne pas entendre de bruits parasites ou de claquements qui se déclenchent toujours sur des chemins caillouteux. Cela prouve la bonne qualités des équipements et du montage de cette moto.

Certes, nous avons des vibrations. Mais cela fait presque partie du jeu. Les vocalises du moteur sont particulièrement réjouissantes et repoussent le passage du rapport supérieur. Pas trop toutefois, car si la zone rouge du compte-tours est à 10 000 tr/min, le rupteur se déclenche, lui, à 8700 tr/min… En bas, il n’y a pas grand chose sous les 4000 tours. Si l’on ne veut pas entendre le moteur cogner, il faut se maintenir au-dessus et évoluer entre 4 et 6000 tr/min pour en tirer le meilleur. Les rapports se passent à la volée, sans débrayer, la boîte se montrant bien étagée et précise. Au-dessus des 6000 tours, cela vibre beaucoup et ce n’est pas très agréable.

LES JOIES DU PILOTAGE REVENUES

On s’amuse comme un fou à son guidon, envoûté par la sonorité de son bel échappement en inox. Elle grimpe vite dans les tours et l’on voit que l’on a privilégié les accélérations à la vitesse de pointe. La Silver Vase va accrocher les 140 km/h, un peu plus en se couchant sur le réservoir, pour limiter la prise au vent, mais ce n’est pas sa vocation d’aller sur l’autoroute. A 90 km/h, le moteur tourne à 4500 tr/mn en 5è, et les vibrations ne gênent finalement que dans les petits rétroviseurs manquant alors de lisibilité.

L’instrumentation est simple et rétro, c’est peut-être l’élément qui fait un peu cheap sur cette moto. Grand compteur et compte-tours à aiguille, comme dans le temps, avec juste une petite fenêtre numérique avec les totalisateurs (total et partiel). A droite, trois voyants : défaut moteur, essence et point mort. Circulez ! Pour en finir avec ce qui déçoit, ce sont également les misérables autocollants « silver vase », collés sur les caches latéraux, pourtant en métal.

DU CLASSIQUE, MAIS DU BON

Le châssis tubulaire est très classique, et les équipements traditionnels. Le cadre simple berceau dédoublé reçoit un bras oscillant arrière en acier avec deux amortisseurs réglables en précontrainte du ressort. A l’avant, fourche hydraulique de 43 mm de diamètre, offrant 130 mm de débattement avec soufflets de protection. La moto chausse des pneus en 19 pouces à l’avant et 17 à l’arrière de marque Golden Tyre à sculptures crampons qui génèrent un peu de vibrations et de mouvements dans les courbes passées à l’attaque, mais toujours le sourire aux lèvres. C’est vrai que si au début, on n’ose pas, la confiance vient rapidement et on en rajoute ensuite à chaque fois. Ça bouge un peu mais on sent que l’on pilote ! On retrouve des sensations d’antan, où l’on sent les limites de la machine, et l’on s’auto-régule bien plus, sans pour autant s’ennuyer, ce qui arrive bien souvent avec les motos actuelles si l’on respecte les vitesses autorisées.

Le freinage est à la hauteur, sans plus ni moins. SWM a fait un choix classique avec disque avant et arrière de 260 et 220 mm pincé par étrier double et simple piston flottants. L’ABS n’est pas encore au programme.
On a pas envie de s’arrêter une fois au guidon. On s’habitue au feulement de l’échappement et aux vibrations, tant l’égarement est omniprésent. Et ce n’est pas le réservoir de 22,5 litres et sa consommation sous les 5 litres qui vont limiter votre périmètre d’action.


LE SOURIRE AUX LÈVRES
Voilà, un premier test de ces nouvelles SMW Vintage, tant attendues. Dévoilées à Milan en novembre 2014, leur production vient de débuter en mars 2016 et nous permet de voir que le travail a été fait en profondeur. Cette Silver Vase a du caractère et une belle personnalité pour séduire. On retrouve un peu une moto à l’ancienne et là c’est pari gagnant. Une moto qui vit et qui vous ouvre un autre monde pour finalement pas très cher.


LES +
Style
Moteur agréable
Superbe échappement inox
Polyvalence

LES -
Autocollants Silver Vase...
Angle réservoir
Rétros vibrants

LES PERFORMANCES
Vmax 135 km/h
Conso 4,4 l/100km
Autonomie 500 km



Source: [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
avatar
Black Cat
Administrateur Fondateur
Administrateur Fondateur


Revenir en haut Aller en bas

Re: SWM Silver Vase : LA vraie Scrambler ?

Message par rt07 le Sam 09 Avr 2016, 09:44

Une précision Black Cat sur cette marque . SWM (320TL) est la moto de notre premier Champion du Monde de Trial en 1981, il se nomme Gilles Burgat.......Ah c'est ma période de 'crotteux' (Nom des trialistes et des crossmen) qui revient .............
avatar
rt07
Youngtimer confirmé
Youngtimer confirmé


Revenir en haut Aller en bas

Re: SWM Silver Vase : LA vraie Scrambler ?

Message par ludo51 le Sam 09 Avr 2016, 09:47

Hé oui....Et maintenant c'est chinois.... Triste
avatar
ludo51
Youngtimer cadet
Youngtimer cadet


Revenir en haut Aller en bas

Re: SWM Silver Vase : LA vraie Scrambler ?

Message par rt07 le Sam 09 Avr 2016, 10:07

je la trouve sympa, avec la nouvelle honda cela fera jolie dans le garage ..................!!!!
avatar
rt07
Youngtimer confirmé
Youngtimer confirmé


Revenir en haut Aller en bas

Re: SWM Silver Vase : LA vraie Scrambler ?

Message par Black Cat le Sam 09 Avr 2016, 19:58

Je ne sais pas si vous avez remarqué dans la vidéo vers 1'50 quand ils font ronfler un peu le moteur. La grille sur les silencieux vibre pas mal, je ne donne pas cher de sa durée de vie !!! Suspect affraid
avatar
Black Cat
Administrateur Fondateur
Administrateur Fondateur


Revenir en haut Aller en bas

Re: SWM Silver Vase : LA vraie Scrambler ?

Message par Daftom le Sam 09 Avr 2016, 22:33

je dirai normal vu ou sont les fixations sur la dite grille, aprés faut voir...
avatar
Daftom
Youngtimer expert
Youngtimer expert


Revenir en haut Aller en bas

Re: SWM Silver Vase : LA vraie Scrambler ?

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum