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Yamaha SR 400

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Yamaha SR 400

Message par Black Cat le Ven 09 Mai 2014, 08:57

Elles ne sont pas si courantes, les motos à déclencher des débats aussi passionnés sur le forum Moto-Station. Mais la Yamaha SR 400 est de celles-ci, un superbe roadster monocylindre né dans les années 70 qui nous revient quasi inchangé en 2014. Premier essai du phénomène, accompagné d'une SR 500 originale...

Alors que nous sommes en train de réaliser notre premier essai vidéo de la Yamaha SR 400 2014 sur les petites routes de Creuse, je colle à la roue d'Arno pour bien rester centré dans l'objectif de la caméra. Puis, dans un virage qui se resserre, j'observe mon cadreur du jour sortir de la trajectoire et mordre les derniers centimètres de goudron... Mais d'une simple pression sur le repose-pied et la pédale de frein arrière, notre crossman - routier à ses heures - ramène ma SR 500 mod. 1978 dans le droit chemin, suivi comme son ombre par la nouvelle Yamaha SR 400 mod. 2014.
Hilare sous le casque (et rassuré), je ne peux m'empêcher de me demander comment ce genre de figure se serait achevé au guidon d'une machine plus lourde et puissante... Toute la magie et le charme de nos rutilantes motos classiques du jour pourraient se résumer là : légèreté, simplicité, pour un pilotage décontracté, facile, pardonnant tout ou presque, mais avec une allure incomparable, voire intemporelle. Car si historiquement pas moins de 36 années séparent nos deux martyrs du jour, visuellement autant que techniquement, ce sont quasiment les mêmes motos !

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Une vraie moto des 70's... neuve !

Pour la petite histoire, depuis sa création sur les bases techniques de la mythique XT 500 dans le milieu des années 70 donc, la Yamaha SR 400 n'a jamais cessé d'être produite au Japon en raison d'une moindre taxation de cette cylindrée (la SR 500 a été arrêtée en 1999) et du succès de ce type de moto au pays du Soleil Levant. Entre temps, crise économique, contrôles routiers et cycle des modes aidant, la consommation de la moto a drastiquement été modifiée en Europe.
Longtemps boudées sur notre marché, les moyennes cylindrées reviennent ainsi dans les catalogues constructeurs alors que la tendance néo rétro s'affirme, portée par des préparateurs talentueux. De quoi motiver Yamaha Motor France à retenter l'aventure de la SR 400 chez nous et monter des partenariats avec des accessoiristes reconnus, dont Kedo, le spécialiste allemand des SR 400/500 et XT 400/500. Pour 2014, pas moins de 300 Yamaha SR 400 sont importées en France, soit autant d'opportunités (presque) uniques de s'offrir une authentique moto des années 70... neuve !

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Kick, le retour...

Détaillez-la, attardez-vous sur cette ligne aérée et proportionnée, ses nombreuses pièces d'habillage en acier chromé, sa peinture vernie soulignée de liserés (un coloris gris mat est aussi dispo), les ailettes de son unique cylindre, ses jantes à rayons ou encore ses classiques commodos en alu, la SR 400 est bien la jumelle de la SR 500 de 1978 qui nous accompagne aujourd'hui. Mais avant tout, on craque pour la beauté de son moteur strictement refroidi par air, dont le graissage par carter sec et la course limitée du piston permettaient déjà dans les années 70 d'en réduire la hauteur au grand bénéfice de la garde au sol (l'une des priorités du développement du trail XT 500 à l'époque).
Mais revenons à l'essentiel, et notamment, pour qui connait les anciennes versions, l'absence de démarreur électrique... Combien de fois, suant sous ma veste, ai-je eu envie de brûler ma SR 500 restée muette sur le bord d'un trottoir malgré tous mes efforts ? Et c'est exactement la réflexion que je me fais, a priori, en actionnant le kick de cette "nouvelle" Yamaha SR 400 tout en respectant le protocole habituel : chercher le point de compression, le passer en s'aidant de la manette au guidon, ramener le kick tout en haut et l'enfoncer d'un mouvement ferme et ample sur toute sa course... Miracle, ça tourne !!! C'est sûr, vous allez adorer la nouvelle injection électronique de la SR 400. Plus besoin d'actionner l'un des deux starters ni de se crisper sur le kick en priant, démarrer la SR 400 est devenu une formalité, à froid, un petit peu moins à chaud, et encore. En tout cas, rien qui puisse réellement constituer un frein à son achat dorénavant. Youpi !

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Feutré et linéaire

Dés lors, il ne reste plus qu'à jouir du meilleur de ce roadster monocylindre quasi quadragénaire, à commencer évidemment par son gabarit de mobylette (ou presque). Moteur coupé, manoeuvrer ou béquiller une Yamaha SR 400 sur la centrale est à la portée de tous, tandis qu'elle braque toujours dans un mouchoir de poche. Fluette, légère, dotée d'une selle étroite, suffisamment moelleuse et à hauteur raisonnable, la moto est là encore une formalité à prendre en main. Son guidon plus étroit que sur la SR 500 mod. 78, ses commandes aussi classiques qu'une planche de bord offrant l'essentiel, mettent immédiatement dans le bain. Même la boite de vitesses s'exécute en douceur, si bien qu'on s'élance sans même y penser, ni redouter de caler désormais...
D'emblée, le moteur surprend par sa musique très feutrée, sa souplesse et ses montées en régime pour le moins linéaires. En comparaison, le 500 est plus rustique en bas mais plus rond et musclé par la suite (voir passage au banc). Le SR 400 nécessite lui de davantage tirer les rapports pour bénéficier d'accélérations efficaces, et donc de jouer avec les cinq rapports et une démultiplication finalement bien calibrée. Placide dans la zone des 3 000 tr/min, il faut donc davantage privilégier les 4 000 à 6 000 tr/min à bord de la Yamaha SR 400 pour profiter de performances dignes d'une bonne 250 moderne. Si les normes antipollution sont passées par là, elles n'ont pas effacé l'essentiel sur la Yamaha SR 400 2014 : des sensations qui tiennent moins au caractère objectif du moteur qu'à l'ensemble de la moto.

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Le sourire aux lèvres à un bon 90 de moyenne

A commencer par son agilité démoniaque. Avec ses pneus étroits, ses 174 kg (mesurés) avec les pleins et sa géométrie à l'ancienne (fourche davantage inclinée que sur les roadsters modernes), la Yamaha SR 400 est un jouet qui oublie les virages et se pilote le sourire aux lèvres. Les relances sages du mono ne mettent jamais à mal la stabilité de la partie cycle, sauf sur les successions de bosses que les suspensions ont parfois du mal à digérer sans secouer son équipage. Raison de plus pour bien serrer l'étroit réservoir entre les genoux, et apprécier un freinage enfin à la hauteur. L'étrier avant mord désormais le simple disque avec suffisamment d'agressivité pour rassurer le pilote, tandis que le tambour arrière peut encore assurer en virage et libérer la direction.
La plupart du temps, on croise donc aux alentours des 100 à 110 km/h compteur (un bon 90 km/h chrono) aux alentours des 5 000 tr/min, bercé par le ronronnement discret de la mécanique, fourmillant dans les poignées. Sachez que les journées de folie sur autoroute, un petit 140 km/h est envisageable après plusieurs kilomètres d'élan, mais à quoi bon ? La Yamaha SR 400 brille au sens propre comme figuré en ville et sur petites routes, là où on redécouvre souvent avec surprise tout le bénéfice de ses 36 années de maturité.

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Bilan essai Yamaha SR 400 : Pas que pour les bobos

C'est évident, comparer la Yamaha SR 400 aux dernières nouveautés fait ressortir de façon criante tout ce qui les sépare. A commencer par un mode de fabrication encore très manuel, faisant aussi la part belle à des pièces en acier coûteuses et à des technologies anciennes. Sur ce point, la production très automatisée des cadres alu en deux pièces moulées sous pression ou encore des pièces en plastique permet des marges plus confortables pour des performances incomparables sur les nouveaux modèles. Si on y ajoute un volume de production limité, voilà donc qui explique en grande partie les 5 999 € demandés pour cette authentique vieille moto.
Chère, pas chère ? Nous vous renvoyons au passionnant débat agitant le forum moto-station depuis des mois autour du prix - notamment - de la Yamaha SR 400 2014. Ici, il faut donc lire au-delà de la fiche commerciale pour apprécier l'engin à sa juste valeur : une esthétique intemporelle, une qualité de fabrication appréciable, et surtout un caractère global qui parlera davantage aux amoureux des motos classiques, faciles, authentiques et finalement originales. Si on y ajoute une offre d'accessoires pléthorique qui permet de personnaliser sa moto exactement à son goût, on aura saisi là toute l'essence de la Yamaha SR 400, loin des critères objectifs du genre.

Par Emmanuel Cadiou, photos Arnaud Vibien
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